Archive pour la catégorie 'Repères moyen long terme'

SCHNEIDER, les réserves sont dans les cours mais pas les promesses…

1 décembre 2006

Ÿ Les fondamentaux.

La place financière est partagée. D’une part, Schneider Electric évolue dans un environnement favorable et annonce d’excellents résultats pour le premier semestre : une hausse de 22% dont la moitié en interne des ventes, une progression de 40% du résultat d’exploitation et de 46% du bénéfice net. En conséquence, la rentabilité opérationnelle atteint un niveau historiquement élevé à 14,3%. La réorganisation autour de sept divisions du nouveau président du Directoire, Jean-Pascal Tricoire, l’orientation du leader mondial de la distribution électrique et des automatismes vers des produits de moins en moins banalisés afin d’améliorer sa compétitivité grâce à un renforcement des efforts de Recherche et Développement portent leurs fruits et présagent un futur prometteur. C’est ainsi que le groupe a inauguré fin 2004 un centre de recherche à Bangalore, dans la Silicone Valley indienne, un autre quelque mois plus tard à Shangaï, et vient de regrouper ses chercheurs en France dans un nouveau centre à Grenoble appelé Electropole. Tout un programme en soi. D’autant que désormais les chercheurs seront intéressés aux brevets déposés mais également mis en œuvre.

D’autre part, le groupe, qui dispose de plus de 2 milliards d’euros pour réaliser des acquisitions, est à l’affût de toutes les opportunités qui se présentent sur le marché et vient de réaliser coup sur coup plusieurs opérations dont certaines, et pas les plus petites hélas, au prix fort. C’est ainsi qu’après le rachat du britannique GET (120 M€ de chiffre d’affaires), du français Napac (6 M€ de ventes), l’autrichien Va Tech Elin EBG Elektronic (34 M€ de chiffre d’affaires), Schneider Electric vient de lancer une offre amicale sur l’américain American Power Conversion-APC payée un prix jugé excessif par la plupart des analystes. Cette acquisition de poids (avec 2,25 milliards de dollars de chiffre d’affaires, APC représentera 13% des ventes consolidées) revient à 5,5 milliards de dollars, soit environ 35 fois le résultat d’exploitation 2006. Certes, le dynamisme du marché de l’énergie sécurisée, le domaine d’APC, son positionnement de leader mondial comme la complémentarité géographique des deux entreprises et les marges très proches de celles du prédateur, justifient une prime. Mais le différentiel (Schneider Electric se paie sur la base de 11 fois le résultat d’exploitation) fait que l’opération ne sera relutive qu’en 2008.

Aussi, les spécialistes de la valeur ont revu à la baisse leur objectif de cours. Un consensus se dessine actuellement autour de 96€, permettant de recommander l’achat de la valeur.

Ÿ Les cycles planétaires et le comportement boursier.

Nous avons acquis le titre à 82,50€ le 20 nov.‑06 alors qu’il baissait car nous envisagions une reprise de fin nov.-06 à la 1ère semaine de déc.-06 voir la 1ère quinzaine. Nous verrons alors si nous pouvons prendre une partie de nos bénéfices car la valeur nous semble moins soutenue sur la fin du mois.

Nous conseillons, pour les plus prudents, de mettre un stop sur le solde de sa position.

Une reprise pourrait se dessiner début janvier 07. mais ensuite, surtout à partir de la 3ème semaine de janvier, Schneider risque à nouveau d’être soumis aux humeurs du Cac. Février 07 ne nous semble pas non plus de bonne augure pour la plupart des valeurs de la cote et Schneider ne devrait pas résister aux pressions générales. Un rebond significatif se manifestera la 2ème quinzaine de mai 07. Mais d’ici-là nous aurons eu le temps d’ajuster notre stratégie.

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EXONHIT THERAPEUTICS, Du capital-risque à l’état pur…

1 décembre 2006

Ÿ Les fondamentaux.

Certes, les pertes opérationnelles de Exonhit ont diminué pour ne ressortir qu’à 1,7 M€ (contre 2,5 millions) au premier semestre tandis que le déficit final est revenu de 2,2 à 1,8 M€.

De même, la société de biotechnologie a déposé 37 nouveaux brevets portant à 149 leur nombre total depuis sa création en 1997. Parallèlement, elle a renouvelé pour la deuxième fois son partenariat stratégique avec le groupe pharmaceutique Allergan pour une période de trois ans, en l’étendant à toutes les maladies neurodégénératives dont la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. Par ailleurs, les revenus provenant de la commercialisation de puces à ADN permettant de détecter des informations cruciales sur les pathologies et des diagnostics sanguins dans le domaine des cancers sont en nette augmentation (+45% à 3,24 M€ au 30 juin). Enfin, l’entreprise, spécialisée dans l’analyse de l’épissage alternatif de l’ARN (autrement dit l’assemblage par entrelacement des torons qui composent les acides ribonucléiques du corps humain), dont la dérégulation est à l’origine de nombreuses pathologies, a annoncé récemment la mise au point d’une nouvelle carte de l’expression du génome humain et des outils pour son étude.

Si ces éléments peuvent justifier la hausse récente du titre, il n’en reste pas moins vrai que certains intervenants estiment que les dirigeants mettent bien à profit ces nouvelles pour lancer un nouvel appel au marché. La multiplication des levers de fonds sur les marchés gène les gérants qui rappellent que le titre a connu une hausse fulgurante après son introduction il y a juste un an, passant en quelques mois de moins de 3€ à plus de 25€, pour revenir aussi rapidement dans la zone des 5€. De plus, ces opérations sont complexes et différées dans le temps : elles “camouflent” en fait, un accroissement de 50% du nombre de titres et une dilution d’autant du patrimoine des actionnaires de départ.

Ceci étant, si la recherche est un domaine de longue haleine et hypothétique, surtout dans le secteur de la biotechnologie, le développement des ventes de produits de diagnostics et tests, en partenariat avec la prestigieuse Bio Mérieux, et des accords de licences sur ses brevets en partenariat avec des grands laboratoires internationaux laissent espérer moins de recours au marché dans les prochains mois, voire une amélioration du bilan de l’entreprise. Aussi, seule une valorisation basée sur le chiffre d’affaires est explicite. La question qui se pose alors concerne le calcul de la capitalisation boursière, c’est-à-dire le nombre de titres à prendre en compte. Faute de consensus, le titre pourrait intéresser les investisseurs sportifs.

Ÿ Les cycles planétaires et le comportement boursier.

Côté cycles, le titre, certes, reste très spéculatif ! Pour les amateurs, il devrait subit des pressions jusqu’au 11 décembre 06 où l’on pourrait tenter un achat autour de 5,60€ voire moins si possible. Une hausse devrait alors prendre son élan à partir du 12 déc. jusqu’au 18 déc. approximativement, mais dans un climat de volatilité.

On peut tenter l’aventure jusqu’à la 3ème semaine de janvier 07 mais en surveillant. Sachant que c’est surtout une opération de trading : on utilisera les stops et les plus sages se prépareront à vendre à partir de 6,60€.

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ALTEN - Pour jouer les gains de parts de marché dans la prudence…

1 octobre 2006

Ÿ Les fondamentaux.

Investir dans Alten, c’est prendre en compte la correction de marché particulièrement sévère opérée en mai/juin dernier, ainsi que les caractéristiques de cette société qui bénéficie de la méfiance des investisseurs envers Altran, le leader du secteur. Le numéro deux européen du conseil et de l’assistance technologique aux entreprises a, en effet, terminé l’exercice 2005 en fanfare et annonce depuis le début de l’année une orientation encore prometteuse. Le chiffre d’affaires 2005 a ainsi bondi de 28% à 436 M€ et encore de 28,5% à mi-exercice, à 271,7 M€, et ce en dépit de la pénurie d’ingénieurs, “dramatique” pour reprendre les termes même du président Simon Azoulay, à laquelle est confrontée la profession. Pour l’année entière, les 550 M€ devraient donc pouvoir être atteint, voire légèrement dépassés. Certes quelques acquisitions ont dopé l’activité de la société, mais compte tenu de leur taille, on peut dire, sans risquer de se tromper, que cette entreprise continue à gagner des parts de marché, notamment grâce à ses positions dans les secteurs porteurs que sont l’automobile, l’aéronautique et les télécoms.

En termes de rentabilité, Alten est également un titre attractif. Après une progression de 32% du résultat opérationnel en 2005, permettant d’extérioriser une marge de 14,5%, parmi les tops de la profession, et une hausse de 40% du bénéfice net à 38 M€, tout laisse penser que la profitabilité devrait être maintenue cette année. En dépit de la rareté des ingénieurs qui pousse les salaires à la hausse. Malgré un taux de rotation élevé des collaborateurs qui retrouve les niveaux du début des années 2000 à plus de 20%. Et en tenant compte de quelques acquisitions dilutives, comme celle annoncée en juillet dernier et qui pèsera pour environ 2 M€ sur les comptes du groupe en 2006. C‘est le coût nécessaire pour être présent dans les études R & D et le design dans ses débouchés traditionnels.

Forte d’une situation financière particulièrement saine, la direction entend néanmoins poursuivre, cette politique de croissance externe ciblée en France et à l’international, sans céder pour autant aux règles de prudence qui ont géré jusqu’à présent sa stratégie.Ce secteur très atomisé aussi bien dans l’Hexagone qu’en Europe occidentale où Alten a déjà des implantations, toutes bénéficiaires précisons-le au passage sauf en Italie qui devrait devenir positif l’an prochain, offre donc des opportunités. Faisons donc confiance. Mais les arbres ne montent pas au ciel. Le niveau des marges devrait donc plafonner et le rythme de croissance du marché pourrait s’essouffler. Profiter donc des cours attractifs actuels pour investir dans cette valeur à horizon 2007 en se basant sur les prévisions de bénéfice de la place financière qui table, en moyenne, sur 1,55€ en 2006 contre 1,25€ par action en 2004 et sur 1,80€ l’an prochain.

Ÿ Les cycles planétaires et le comportement boursier.

Nous avons initié une ligne le 22.09.06 à 24,70€ car la valeur présente un “profil cyclique” intéressant !

Cela dit, il ne faut pas s’attendre à une prise de profits immédiate. En effet, en octobre, elle risque de subir une certaine volatilité ; car soumise aux humeurs du marché. On en profitera pour se renforcer et moyenner en dessous de 24€ bien évidemment.

Si la Bourse –entendons le climat général– le lui permet, la valeur devrait manifester une poussée haussière autour du 20/23 octobre. En effet, attention au 25 octobre où le Cac risque d’être encore baissier.

En revanche, après le 13 nov.-06, le cours d’Alten commence à prendre une tournure plus solide : fortes probabilités de hausse jusqu’au 11 décembre. Ensuite, on peut craindre de l’instabilité. Il faudra à notre sens être sorti avant février 07.

En résumé, on investira progressivement jusqu’à la mi-novembre 06, puis on se laissera porter…

VS/SMN

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SPIR COMMUNICATION - Zoom sur les relais de croissance…

1 octobre 2006

Ÿ Les fondamentaux.

Il n’y a pas encore si longtemps, Spir Communication se développait, et affichait des marges enviables, dans l’édition de journaux gratuits financés par les petites annonces et la publicité, et, en parallèle, dans l’imprimerie et la distribution d’imprimés. Aujourd’hui, l’explosion d’Inter-net perturbe l’évolution de cette entreprise l’obligeant à investir massivement dans ce media, et ce au moment où la mise en place d’une convention nationale concernant l’activité de distribution d’imprimés dans les boîtes à lettres accroît les coûts. Sans surprise donc, le chiffre d’affaires ressort à 312,8 M€ à fin juin, ne faisant état que d’une progression limitée de 3,5%, tandis que le résultat opérationnel recule de près de 14% pour s’établir à 49,5 M€. La direction n’en confirme pas moins imperturbablement ses objectifs initiaux de croissance annuelle tant en termes de chiffre d’affaires ­­­(+7% contre respectivement +23% et +12% les deux années précédentes), que de marge opérationnelle (entre 12% et 13% contre 15,5% en 2004 et 14,1% en 2005). Ce qui laisse entendre que le second semestre sera meilleur que le premier. Sans surprise disions-nous. Il n’en reste pas moins vrai que le marché a sanctionné ce ralentissement.

Aujourd’hui, une question se pose : est-il à présent opportun de mettre à profit le réajustement du niveau de valorisation de la valeur pour se positionner dans une optique à moyen terme, sachant que la direction

n’entend guère rester les bras croisés face à cette nouvelle donne dans sa profession ? Certes, la période de transition risque d’être longue avec, en conséquence, un retour différé à un niveau de rentabilité proche de celui enregistré dans le passé en raison des lourds investissements et des charges importantes de logistique. Mais le mouvement est largement amorcé puisque Internet représente d’ores et déjà près de 7% du pôle médias (60% de l’activité totale) et vise les 15% d’ici 2010. Spir Communication a ainsi racheté le site automobile Caradisiac -trente huitième dans les 50 premiers sites supports de publicité-, porté sur le Web ses marques Top Annonces et Logic-Immo, et lancé avec le norvégien Schibsted un nouveau site leboncoin.fr. Parallèlement, sa filiale Adrexo, spécialisée dans la distribution d’imprimés, se place désormais en véritable concurrent de La Poste en obtenant auprès de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes une licence, la première en France, de distribution postale et travaille dans la mise au point d’une offre AdrexoMail. Enfin, son entrée en 2002 dans le capital de 20 Minutes à hauteur de 25% se révèle judicieux : ce journal est enfin rentable sur Paris.

En clair, nous estimons que la baisse prévisible des résultats 2006 (estimés autour de 7,80€ par action contre 8,10€) est dans les cours tandis que la présence d’actionnaires importants (la famille Leoni et Ouest France) est le garant d’un rendement confortable. Un achat avec une arrière-pensée spéculative nous paraît ainsi opportun. Ceci en raison de deux inconnues : le rythme de croissance du pôle Internet et de l’évolution des petites annonces en 2007.

Ÿ Les cycles planétaires et le comportement boursier.

Il pourrait y avoir une porte d’entrée pour se placer début octobre si on ne craint pas la volatilité qui risque d’animer le titre. Celui-ci devrait rebondir un peu avant ou après le 9 octobre et être suffisamment bien soutenu ensuite. Prudence malgré tout à la fin du mois où le risque de turbulence boursière peut secouer la valeur. Cela dit, il n’y aurait pas de raison qu’elle parte en “spirale” vers les abysses de la Bourse ! En cas de consolidation : renforcer durant cette période pour profiter d’une deuxième partie de novembre qui devrait être haussière. La mi-décembre présente aussi une phase tonique.

En résumé, commencer par n’investir que la première moitié de votre ligne début octobre et la deuxième moitié à la fin du mois.

V. Savin

S. de Mailly Nesle

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NOBERT DENTRESSANGLE GND

1 juin 2005

…un apogée boursier en mars 2006…

Les fondamentaux.
Malgré la hausse des cours du pétrole et une concurrence forte sur le transport international, Norbert Dentressangle a poursuivi sa croissance au cours du premier trimestre 2005 puisque son chiffre d’affaires de 334 M€ a progressé de 3,1% par rapport au premier tri-mestre 2004. La branche Transport (61% du chiffre d’affaires hors taxe en 2004) a fait preuve d’un bon dynamisme avec une activité en progression de 5,7% par rapport au premier trimestre 2004. En revanche, faute de nou-veaux contrats, les prestations logistiques (39% du CAht en 2004) ont vu leur activité se rétracter de 1%. Pour l’ensemble de l’année, les dirigeants restent optimistes, tablant sur une croissance du chiffre d’affaires de l’ordre de 6 à 8% et sur un maintien des marges opé-rationnelles au niveau de 5% déjà atteint au cours de l’exercice 2004. À plus long terme, le nouveau business plan “Challenge 2008″ pré-senté récemment, met l’accent sur les investissements destinés à atteindre, par croissance interne et externe, un chiffre d’affaires de 2 Mds d’euros en 2008 (contre un CAht de 1303 M€ en 2004) et une rentabilité égale à 5% du CAht. Pour y parvenir, le groupe s’appuie sur les éléments suivants :
- l’accélération de l’internationalisation : déjà implanté dans 14 pays, le groupe réalise 24% de son chiffre d’affaires à l’étranger. Actuel-lement, deux axes de développement sont privilégiés : les pays de l’Est et la Chine où Norbert Dentressangle a ouvert un premier bureau de représentation fin 2004 ;
- sa concentration sur des niches à forte valeur ajoutée :
. le transport de lots complets (livraison d’un groupe de marchandises destiné à un seul client),
. le groupage international : fragmentation des envois de marchandises afin de limiter les niveaux de stocks des clients,
. la location de voiture avec chauffeur,
. les transports entre la Grande-Bretagne et le vieux continent, trajet sur lequel le groupe est leader européen,

L’ensemble de ces activités permet d’obtenir des contrats de transport de longue durée et récurrents ; en effet, plus de la moitié des re-venus de transport conditionnés proviennent de contrats compris entre un et trois ans. Cette récurrence permet à Norbert Dentressangle de lisser les effets de cycle et constitue une sécu-rité contre la baisse de l’activité économique ;
- sa présence dans tous les secteurs d’activité, aussi bien la grande distribution, la chimie, l’automobile, le luxe ;
- la solidité de sa situation financière : au 31 décembre 2004, l’endettement financier net ne représentait que 0,81% des fonds propres.
Compte tenu de ces perspectives de croissance régulière et de la très grande capacité de résister aux situations de crise dont à fait preuve le groupe, nous restons positive sur les fondamentaux de cette affaire très solide.
À un cours de 44,80€ le 19 mai 2004, le titre ne capitalisait que 9,02 fois les résultats esti-més 2006 et restait moins cher que son princi-pal concurrent Géodis dont les résultats sont moins performants.

Les cycles planétaires et le comportement boursier.
Le titre a perdu plus de 27% depuis son record historique à 54€ (à la fin du mois de janvier 05) au 9 mai 05 (39€).
Il a ensuite remonté un peu la pente. Ayant bien géré la hausse du pétrole en début d’an-née, toute baisse du carburant devrait maintenant améliorer sa rentabilité.
Qu’en disent les cycles planétaires ?
Ce n’est qu’en mars 2006 que Norbert D. de-vrait voir son apogée boursier. D’ici là la va-leur est plutôt bien orientée sauf de la fin octo-bre à la fin novembre 05 où elle risque d’être mise en voie de garage pour en sortir autour du 20 décembre 05 et repartir à une allure modérée jusqu’à mars 06. Il s’agit donc d’un inves-tissement de moyen terme en évitant la fin de la période automnale.
On conseillera de se placer autour du 12 juin et l’on conservera dans un premier temps jus-qu’en octobre 05 pour y revenir ensuite.

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GROUPE CRIT CEN

1 juin 2005

ŸLes fondamentaux.

Il semblerait que la Bourse n’ait pas vu les possibilités de développement du Groupe de services et que son titre ne soit pas encore apprécié à sa juste valeur.

Avec 362 agences (dont 351 en France) Crit est un acteur majeur du travail temporaire (+88% de son CA) en France où il est le premier groupe indépendant. Par ailleurs, il est un des leaders français de l’assistance aéroportuaire avec plus de 500 véhicules et engins.

Or, ses comptes pour l’exercice 2004 affichent un CA de 1,12 Md d’euros en hausse de 2,5% et le résultat d’exploitation à 38,6 M€ est en hausse de 8,6% par rapport à 2003. Enfin le résultat net a été multiplié par deux et avant survaleurs il est en hausse de 18% à 20,7 M€, ce qui représente 1,8€ par action. La diminution de 27M€ du désendettement permettra à Crit de distribuer un dividende net de 0,16€ c’est-à-dire majoré de 45% par rapport à l’exercice précédent.

La croissance du groupe Crit ne semble pourtant pas “temporaire” : l’accélération de l’activité dans le travail justement temporaire et qui a été enregistrée au 4ème trimestre 2004 se confirme en 2005. On notera que le groupe, bénéficiant de la souplesse de son organisation et de l’expertise de l’accompagnement des personnes handicapées vers le monde du travail, a créé un département “Emploi et Handicap” afin de favoriser l’accès à l’emploi à ces personnes et aider les entreprises dans leur démarche de cohésion sociale.

Ne mériteraient-ils pas dès lors le critérium des services ?

Dans l’aéroportuaire, de nombreux contrats ont été signés, notamment le renouvellement de l’assistance aéroportuaire avec Air France pour un montant global de 43M€, ce qui permettra aux marges du groupe de s’améliorer de manière sensible.

En normes mes IFRS, le BNpa Pourrait augmenter de près de 30% (2,20€) pour certains analystes.

En tout état de cause, le Per représente 10,31 fois les bénéfices estimés en 2005 alors que les perspectives laissaient envisager un multiple de 12 à 13.

Ÿ Les cycles planétaires et le comportement boursier.

Après avoir atteint plus de 26€ le 1er mars 05, le titre a consolidé en mai (21€) pour revenir vers les 24€ en cette fin du mois.

La valeur ne présente pas de cycles négatifs en juin et nous serions tentée d’investir dès le début du mois si nous ne craignions pas les intempéries boursières à venir.

En revanche, juillet nous semble de meilleure facture notamment à la fin du mois où les investisseurs devraient particulièrement apprécier la valeur. On mettra alors un stop au plus tard le 1er août car les “choses” risquent de se gâter ensuite !

Il nous semble en effet préférable de rester à l’écart pendant tout le mois d’août. La Bourse reviendra à de meilleurs sentiments en septembre.

En conclusion, on peut essayer d’investir début juin à moins de 24€ mais à condition d’envisager de moyenner ou ne se placer qu’à la fin du mois.

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ITESOFT ITE

1 juin 2005

Ÿ Les fondamentaux.

Cette fois ci Itesoft semble s’être remis sur le chemin de la croissance et devrait, après quelques années de pertes, renouer avec des résultats positifs.

L’exercice 2004 s’est révélé décevant pour l’éditeur de logiciels puisqu’il s’est traduit par une perte de 0,57 M€ : le Royaume uni a connu des difficultés liées à un repli de 15% des ventes et à la mise en œuvre au second semestre d’une réorganisation commerciale et technique qui s’est traduite par la nomination d’un nouveau PDG.

L’année 2005 a très bien démarré pour Itesoft qui affiche un chiffre d’affaires trimestriel de 4,6 M€, en progression de 26% par rapport au premier trimestre 2004 : tandis qu’en France l’année a bien commencé, au Royaume-Uni, la croissance a retrouvé un bon rythme (+35,6% par rapport au premier trimestre 2004) grâce à la livraison de projets significatifs engagés en 2004. La poursuite de la réorganisation engagée au second semestre 2004 et les premiers signes d’amélioration sur le terrain commercial sont encourageants pour les prochains mois.

Pour l’ensemble de l’année 2005, les dirigeants tablent sur une croissance de l’activité supérieure à 5% et sur un retour des bénéfices. Cette hypothèse nous semble très raisonnable compte tenu de la volonté du groupe de s’imposer dans les prochaines années parmi les deux ou trois acteurs mondiaux incontournables sur le marché du traitement automatique du document et de la capture des flux d’information. Pour réaliser cette ambition, la stratégie de l’équipe dirigeante repose sur deux axes :

1) L’enrichissement permanent fonctionnel et technologique de sa gamme de logiciels qui proviendra de :

-la sortie de nouveaux produits : le produit Itesoft free mind, lancé en novembre 2004 est un logiciel très performant : il assure toutes les fonctions nécessaires à l’exploitation de documents entrant dans l’entreprise (courriers, formulaires, factures, règlements) ; il les capture, les identifie, les indexe, les lit puis les stocke pour les rendre accessibles sous forme électronique.

- la reconnaissance presque parfaite des caractères qui permet d’améliorer la qualité de lecture et par la même d’accroître ainsi les gains de productivité dans les entreprises

-la simplification de la mise en place des produits notamment des paramétrages,

2) Le développement international, alors que 60% du chiffre d’affaires en 2004 sont réalisés à l’étranger.

-c’est le principal levier de la croissance d’Itesoft ; en effet, le marché mondial pèse près de trente à quarante fois le marché français. L’extension à l’étranger est planifiée en trois phases, dont la première, l’implantation au Royaume-Uni et en Allemagne, a déjà été concrétisée. Les phases suivantes seront le développement en Europe puis celui du marché américain.

Depuis le début de l’année, le titre n’a gagné que 1,1% car l’action a été malmenée à cause des mauvais résultats enregistrés au cours de l’exercice 2004. A un prix de 3,70€ le 27 mai 2005, la valeur se situait à un niveau relativement bas ; aussi serait-il opportun de se porter acquéreur, compte tenu du redressement des résultats attendus dès cette année.

Ÿ Les cycles planétaires et le comportement boursier.

Valeur au parcours erratique dont le cours a culminé en février 05, pour consolider ensuite jusqu’en avril et se reprendre début mai. Elle pourrait à nouveau réagir la dernière semaine de juin mais pour une courte durée : risque de consolidation autour du 11 juillet.

Il serait donc plus prudent de se placer à ce moment-là en suivant son évolution jusqu’à la mi-août. Celle-ci n’est pas “soft” et a plutôt tendance à se faire par à-coups, aussi la suggérons-nous plus particulièrement en Trading en mettant des stops !

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