SPIR COMMUNICATION - Zoom sur les relais de croissance…

1 octobre 2006

Ÿ Les fondamentaux.

Il n’y a pas encore si longtemps, Spir Communication se développait, et affichait des marges enviables, dans l’édition de journaux gratuits financés par les petites annonces et la publicité, et, en parallèle, dans l’imprimerie et la distribution d’imprimés. Aujourd’hui, l’explosion d’Inter-net perturbe l’évolution de cette entreprise l’obligeant à investir massivement dans ce media, et ce au moment où la mise en place d’une convention nationale concernant l’activité de distribution d’imprimés dans les boîtes à lettres accroît les coûts. Sans surprise donc, le chiffre d’affaires ressort à 312,8 M€ à fin juin, ne faisant état que d’une progression limitée de 3,5%, tandis que le résultat opérationnel recule de près de 14% pour s’établir à 49,5 M€. La direction n’en confirme pas moins imperturbablement ses objectifs initiaux de croissance annuelle tant en termes de chiffre d’affaires ­­­(+7% contre respectivement +23% et +12% les deux années précédentes), que de marge opérationnelle (entre 12% et 13% contre 15,5% en 2004 et 14,1% en 2005). Ce qui laisse entendre que le second semestre sera meilleur que le premier. Sans surprise disions-nous. Il n’en reste pas moins vrai que le marché a sanctionné ce ralentissement.

Aujourd’hui, une question se pose : est-il à présent opportun de mettre à profit le réajustement du niveau de valorisation de la valeur pour se positionner dans une optique à moyen terme, sachant que la direction

n’entend guère rester les bras croisés face à cette nouvelle donne dans sa profession ? Certes, la période de transition risque d’être longue avec, en conséquence, un retour différé à un niveau de rentabilité proche de celui enregistré dans le passé en raison des lourds investissements et des charges importantes de logistique. Mais le mouvement est largement amorcé puisque Internet représente d’ores et déjà près de 7% du pôle médias (60% de l’activité totale) et vise les 15% d’ici 2010. Spir Communication a ainsi racheté le site automobile Caradisiac -trente huitième dans les 50 premiers sites supports de publicité-, porté sur le Web ses marques Top Annonces et Logic-Immo, et lancé avec le norvégien Schibsted un nouveau site leboncoin.fr. Parallèlement, sa filiale Adrexo, spécialisée dans la distribution d’imprimés, se place désormais en véritable concurrent de La Poste en obtenant auprès de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes une licence, la première en France, de distribution postale et travaille dans la mise au point d’une offre AdrexoMail. Enfin, son entrée en 2002 dans le capital de 20 Minutes à hauteur de 25% se révèle judicieux : ce journal est enfin rentable sur Paris.

En clair, nous estimons que la baisse prévisible des résultats 2006 (estimés autour de 7,80€ par action contre 8,10€) est dans les cours tandis que la présence d’actionnaires importants (la famille Leoni et Ouest France) est le garant d’un rendement confortable. Un achat avec une arrière-pensée spéculative nous paraît ainsi opportun. Ceci en raison de deux inconnues : le rythme de croissance du pôle Internet et de l’évolution des petites annonces en 2007.

Ÿ Les cycles planétaires et le comportement boursier.

Il pourrait y avoir une porte d’entrée pour se placer début octobre si on ne craint pas la volatilité qui risque d’animer le titre. Celui-ci devrait rebondir un peu avant ou après le 9 octobre et être suffisamment bien soutenu ensuite. Prudence malgré tout à la fin du mois où le risque de turbulence boursière peut secouer la valeur. Cela dit, il n’y aurait pas de raison qu’elle parte en “spirale” vers les abysses de la Bourse ! En cas de consolidation : renforcer durant cette période pour profiter d’une deuxième partie de novembre qui devrait être haussière. La mi-décembre présente aussi une phase tonique.

En résumé, commencer par n’investir que la première moitié de votre ligne début octobre et la deuxième moitié à la fin du mois.

V. Savin

S. de Mailly Nesle

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